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CHAPITRE I : THEORIE DE LA VALEUR, ACCUMULATION DU CAPITAL ET CROISSANCE CHEZ ADAM SMITH


CHAPITRE I : THEORIE DE LA VALEUR, ACCUMULATION DU CAPITAL ET                       CROISSANCE CHEZ ADAM SMITH

 

ATTENTION CERTAINES PHRASES NE VEULENT RIEN DIRE .

BONNE LECTURE.

 

INTRODUCTION

 

A la diff��rence des mercantilistes, l’objectif qui est poursuit par l’��conomie politique dans la seconde moiti�� du 18��me si��cle est d’accroître la richesse des nations c’est-��-dire que le but poursuivit par ces auteurs n’est plus de renforcer le pouvoir du Roi comme pour les mercantilistes mais d’am��liorer aussi le sort de ses sujets.

Dans l’introduction de la richesse des nations (1776) : Smith dit clairement que son th��me central est l’��conomie c'est-��-dire comprendre les facteurs fondamentaux qui d��termine la richesse des Nations et par richesse, il faut entendre le revenu national produit pendant une p��riode donn��e.

 

      Comment atteindre cet objectif ?

 

Pour Smith, les progr��s de la RDN (Richesse des Nations), on pour origine l’accumulation de capital dont d��pend le nombre de travailleurs productifs et la division du travail qui d��termine leur productivit��.

A la diff��rence des autres auteurs classiques comme Ricardo ou Malthus, Smith ��carte la possibilit�� pour l’��conomie de converger vers un ��tat stationnaire et encore plus la possibilit�� de crise. Pour Smith, plus l’��conomie croit plus elle peut croître et l’augmentation des richesses en ��largissant le march�� permet d’approfondir la division du travail et augmenter la production.

  1. Th��orie de la valeur. (Livre I de la RDN) 
    1. La division du travail
      1. Les « choses n��cessaires �� la vis » et leurs origines.
 

Le point de d��part de Smith est de d��finir la RDN et d��s la 1��re phrase, il la d��finit comme toutes les choses n��cessaire et commode �� la vie.

Les 2 diff��rences essentielles par rapport �� ses pr��d��cesseurs sont que :

      - La richesse n’est pas mon��taire (diff��rent des mercantilistes) mais comme quelque chose de r��elle.

      - A la diff��rence des physiocrates, pour qui cette richesse est fonci��re (issu de la terre), pour Smith elle est produite.

Donc toute analyse ou recherche sur la nature et les causes de RDN part donc de la question suivante :

 

    D’o�� vient la production de biens que consomment les individus dans une nation donn��e ?

 

Smith r��pond qu’elle vient du travail (§1). Autrement dit, pour comprendre les moyens d’augmenter la richesse, il faut rechercher les causes qui ont perfectionn��es les facult��s productives du travail.

Pour Smith, il y a deux ��l��ments qui d��terminent ses causes :

  1. Les facult��s productives du travail.
  2. La proportion de ceux qui sont occup��s �� un travail utile (§2).

Dans ce livre, Smith va surtout s’int��resser �� la 1��re cause (§3) c'est-��-dire les facult��s productives du travail (LIVRE I) il introduit la 2��me cause dans le §5.

Dans ce chapitre, Smith va r��pondre �� la question :

 

     Quelle est la raison principale de l’am��lioration des facult��s productives du travail ?

 

R��ponse : Elle vient de la division du travail.

Pour Smith, le travail devient de plus en plus productif �� mesure qu’il est plus divis�� c'est-��-dire que chacun se consacre �� une tâche particuli��re pour laquelle il a un certain talent.

Il va d��montrer (§3 et 4) qu’un travail divis�� est plus productif qu’un travail non divis�� par l’exemple de la « fabrique d’��pingle » devenu c��l��bre.

Un ouvrier qui accompli seul une ��pingle du d��but �� la fin va en produire 1/jour alors que si les op��rations sont r��parties entre 10 ouvriers leur production quotidienne est de 48000 ��pingles soit 4800/ouvriers.

La division du travail permet d’augmenter consid��rablement la quantit�� de bien que peut produire un nombre donn�� de travailleurs. Cette d��monstration faite dans la « fabrique d’��pingles », Smith va la g��n��raliser pour la soci��t�� (§5).

 

      Pourquoi la division du travail am��liore sa productivit�� ?

 

Smith avance 3 arguments :

  • Il y a une plus grande habilet�� et de dext��rit�� du travailleurs lorsqu’il est sp��cialis��.
  • Il y a un gain de temps : ��viter la perte de temps de passer d’une machine �� une autre.
  • Smith attribue �� la division du travail l’origine du progr��s technique.

En cons��quence, une fois que Smith �� trouver les causes, il r��affirme les cons��quences de cela (§12). C’est grâce �� la division du travail que la soci��t�� va pouvoir am��liorer sa richesse (L’id��e ��tant que plus il y a division du travail plus il y a production donc plus il y a d’��change possible entre les individus donc plus il y aura de richesse).

On voit l��, un Smith optimiste (en cons��quence de la division du travail) car la richesse augmente m��me dans les basses classes du peuple donc tout le monde gagne �� la division du travail.

On a vu que Smith d��crit la division du travail dans une petite manufacture de « fabrique d’��pingles » et ��tend son raisonnement. Il dit que l’industrie se pr��te mieux �� la sp��cialisation que l’agriculture. On pourrait dire que Smith est pour une soci��t�� industrielle alors que c’est FAUX. Smith n’est pas pour une soci��t�� industrielle et marchande, il n’y a pratiquement rien dans la RDN qui indique que l’Angleterre ��taient entrain de ce lancer dans la r��volution industrielle, rien ne donne �� penser que Adam Smith ��tait conscient de vivre en pleine r��volution industrielle.

Apr��s avoir identifi�� ce qui est �� l’origine de la productivit�� du travail : division du travail.

 

      D’o�� vient cette division du travail ? (Chapitre 2)

 

Elle vient du penchant de l’homme pour l’��change. Ce penchant qui donne lieu �� la division du travail est permis par le langage et la raison, il est sp��cifique �� l’homme. Smith renforce son argument avec l’exemple du l��vrier (§2).

Smith oppose �� l’exemple du l��vrier la division du travail (le l��vrier coure apr��s un lapin). Dans cet exemple, la coop��ration est accidentelle, il ne s’agit pas de division du travail car il n’y a pas d’��change.

 
 

     D’o�� vient ce penchant de l’homme pour l’��change ?

 

Ce penchant s’explique non par leur moralit�� mais par leur int��r��t (§2). Smith nous montre que c’est l’��goïsme de l’homme que provient l’��change. La division du travail n’existe donc que parce que l’��change tisse entre les hommes des b��n��fices o�� dans une soci��t�� ��goïste chaque homme a int��r��t �� ��tre ��goïste.

Cette division du travail va lui permettre un surplus de production qu’il va pouvoir ��changer. Donc la division du travail permet autant plus d’��change que l’homme va diviser son travail.

      1. Une soci��t�� commerçante. 
 

Smith conçoit la soci��t�� comme une soci��t�� commerçante. Il analyse les relations ��conomiques �� travers l’��change entre les individus et donc c’est une soci��t�� commerçante qu’il va analyser car c’est l’��change qui est au cœur de l’activit�� ��conomique.

C’est l’��change qui est �� ‘origine du bonheur des individus et de l’opulence de la RDN. C’est donc, l’��tendu des possibilit��s d’��change c'est-��-dire l’��tendu du march�� qui d��termine le d��veloppement de la RDN (§1). C’est la taille du march�� qui va d��terminer l’extension de la RDN.

Smith continu de d��crire cette soci��t�� marchande avec ce principe : plus le march�� est important plus on veut augmenter la division du travail et par cons��quent la RDN.

C’est par la mer et les fleuves que la communication entre les r��gions et les villes se faisait rapidement et �� moindres coûts.

Les nations civilis��es et en progr��s oppos�� aux Nations sauvage (qui vivent de chasse et de p��che) ne le sont que parce qu’elles sont fond��s sur l’��change. Cette soci��t�� est une soci��t�� commerciale o�� chaque homme est finalement un marchand.

Jusqu’ici l’��change est consid��r�� comme un troc et dans le chapitre 4, Smith introduit la monnaie. L’extension de l’��change passe par des perfectionnements techniques dont le principal est l’introduction de la monnaie.

(Chapitre 4, §1) Smith consid��re que la monnaie doit son origine et son usage au fait que c’est la meilleure solution au probl��me de la double compatibilit�� des besoins (§1).Chacun est pr��t �� ��changer �� la condition que chacun �� un int��r��t �� ��changer (vendre ou acheter ce qu’ils ont besoin).

Face au probl��me de la double compatibilit�� des besoins, il faut un num��raire un moyen d’��change. Le num��raire est constitu�� par les m��taux et la monnaie. Il va montrer que le num��raire pr��f��r�� est les m��taux et la monnaie. La monnaie est donc utile car elle est un moyen de contourner le probl��me de la double compatibilit�� des besoins, elle est par cons��quent extr��mement importante dans le fonctionnement de la soci��t�� marchande. Mais, elle n’a pas d’autres rôles que la facilit�� des ��changes qui ont pour v��ritable nature d’��tre un syst��me de troc g��n��ralis��.

 

RESUME : La RDN provient du travail et en particulier du travail productif et c’est la division du travail qui va permettre d’accroître les facult��s productives du travail et donc la RDN. Cette division du travail provient d’un penchant naturel de l’homme pour l’��change et donc dans une soci��t�� prosp��re fond��e sur la division du travail et de l’��change de chaque individus produit plus que ces besoins et ��change donc son surplus. Pour Smith, cette soci��t�� prosp��re est fond��e sur un syst��me de troc g��n��ralis�� o�� la monnaie a un rôle de num��raire pour ��viter la double compatibilit�� des besoins.

 

Analyser et comprendre la RDN, c’est donc analyser les besoins de cette soci��t�� marchande. Il faut pr��cis��ment expliquer le fonctionnement de l’��change c'est-��-dire d��termin�� la valeur de l’��change des marchandises (§6).

Le mot valeur (§7) a deux significations diff��rentes :

Smith fait la distinction entre la valeur d’usage qui est l’utilit�� qu’accordent un objet particulier et la valeur d’��change la facult�� que donne la possession d’un objet d’en avoir d’autre en ��change.

Pour Smith, toute marchandise �� une valeur d’usage qui d��termine son prix mais c’est plutôt sa valeur d’��change. C’est le paradoxe de l’eau et du diamant.

Smith d��montre que ce n’est pas sa valeur d’usage mais d’��change qui d��termine son prix et propose une autre th��orie de la valeur qui permet de r��soudre le paradoxe de l’eau et du diamant. Dans le cas g��n��ral, on ne peut pas expliquer la valeur d’��change des marchandises par sa valeur d’usage ceci est li�� �� la nature m��me de l’��conomie de march��. Dans une soci��t�� fond��e sur l’��change, on ne va pas plus consid��rer les biens du point de vue des besoins qu’ils satisfont et donc les hommes en tant que consommateurs. Au contraire, on va consid��rer les biens d’un point de vue de la capacit�� qu’ils ont �� l’��changer et les hommes en tant que marchand.

La th��orie de la soci��t�� pour Smith s’identifie compl��tement �� la th��orie de l’��conomie de march��. Pour comprendre la soci��t��, il faut comprendre l’��conomie de march�� et que la vraie cause de la richesse des Nations ce n’est pas la production qui n’est que la cause imm��diate mais l’��change.

L’enrichissement de la nation est donc attendu lors de l’accroissement et de l’extension du march�� partout o�� c’est possible. C’est dans ce principe qu’on trouve le fondement du lib��ralisme ��conomique. Dans la suite Smith annonce son plan (§8) et va r��pondre �� la question suivante :

 

      -Comment expliquer les r��gles qui d��termine le prix r��el des marchandises ?

 

3 questions :

     1-Quelle est la v��ritable mesure de la valeur d’��change des marchandises ?

     2-Quels sont les diff��rences qui compose le prix r��el des marchandises ?

     3-Quelles sont les diff��rentes circonstances qui tantôt ��l��ve et tantôt abaisse le prix de march�� par rapport aux prix naturels ?

    1. La th��orie de la valeur : travail command��. 
       
      1. La richesse comme pouvoir sur le travail d’autrui
 

Le chapitre 5 est consacr��e n’ont pas �� ��laborer d’une th��orie de la valeur mais traite l’��conomie de bien ��tre et en particulier le probl��me d’un bon indice de bien ��tre.

La question est ici :

 

      Qu’est ce qui permet de mesurer la valeur des choses c'est-��-dire la RDN ?

 

(§1)En fait, la capacit�� d’une nation �� acqu��rir des biens (c'est-��-dire sa richesse) consiste �� travers la capacit�� qu’il d’acheter des marchandises produites par d’autres individus. En fait, c’est la capacit�� que des individus ont pour acheter leur travail (i.e �� le commander).

Cette position de Smith est une v��ritable « r��volution » dans la mani��re de concevoir la richesse (c'est-��-dire la position ��conomique des individus) puisque la richesse est �� la fois concr��te (pouvoir d’achat sur les choses et les biens) et g��n��rale car elle donne un pouvoir sur les autres hommes. C’est aussi une r��volution sur la conception du pouvoir qui a n��cessairement une expression marchande.

En fait, richesse et pouvoir s’identifie chez Smith,  mais il n’existe que parce qu’il se manifeste dans l’��change. Finalement, la d��termination des valeurs d’��change des marchandises est bien plus qu’une question de technique, c’est la seule mani��re de r��pondre �� la question des rapports des hommes dans la soci��t��.

Le prix r��el d'une chose c’est donc son pouvoir d’achat sur les autres biens (c’est donc le prix nominal corrig�� des fluctuations de la monnaie aujourd’hui).

Smith d��cide de corriger le prix nominal par les variations du taux de salaires plutôt que la variation des prix (il ne retient pas la d��finition d’aujourd’hui) en faisant cela, il adopte comme norme pour mesurer le revenu r��el : le travail.

Ce choix est li�� �� la conception de Smith de la nature du bien ��tre ��conomique. La norme qui mesure la valeur d’��change d’une marchandise c’est le travail (§2).

 

      Pourquoi le travail ?

 

L’objectif d’un indice de bien ��tre est d’appr��cier si il y a am��lioration de la situation d’un individu ou d’une soci��t��. Smith, en fait, relie les am��liorations de bien ��tre �� la r��duction des sacrifices requis pour obtenir un flux donn�� de revenu.

Pour Smith, le travail est p��nible et la recherche de la richesse (quand il y a division du travail) est motiv��e par le d��sir de s’��pargner des tâches p��nibles et de les imposer aux autres.

La richesse d’un homme se mesure �� l’aptitude �� commander les productions d’autres hommes dans l’id��e de s’��pargner les tâches p��nibles. La valeur r��elle d’un bien, c’est son prix en travail en concevant le mot « travail » n’ont pas comme un certains nombres d’heures de travail donn��es mais plutôt comme des unit��s de d��sutilit�� de travail qui repr��sente le coût psychologique du travail pour les individus li��s �� la p��nibilit�� du travail.

La bonne mesure de la valeur d’��change d’un bien, c’est la quantit�� de travail qu’elle permet de commander. Cette possibilit�� de commander le travail ��pargne de la peine et de la douleur.

      1. La mesure de la valeur d’��change. (chapitre 5) 

  

Smith s’int��resse au probl��me plus concret de la mesure de valeur d’��change. (§6)

En toute logique la valeur r��el d’un bien, le prix d’un bien mesur�� par l’effort doit ��tre mesur�� en unit�� de peine et d’ennui que ce bien permet d’acheter sur le march��.

Smith mentionne n��anmoins un certains nombre de probl��mes rencontr��s par cette notion de travail en tant que mesure r��el de la valeur d’��change des biens.

Plusieurs difficult��s :

1��re difficult�� : (§6) Le travail est h��t��rog��ne.

2��me difficult�� : (§7) Le cot�� abstrait de la mesure.

3��me difficult�� : (§8) Dans la pratique, on assimile souvent la valeur d’��change �� la quantit�� de monnaie reçu dans l’��change.

Pourtant, il va d��montrer dans la suite du chapitre que seul le travail est la v��ritable mesure de la valeur d’��change (§9) puisque la valeur d’��change d’une marchandise se manifeste seulement dans l’��change, on peut la mesurer qu’�� l’aide d’une autre valeur d’��change. La question est la suivante :

 

    Existe il une marchandise dont la valeur d’��change (c'est-��-dire le prix) soit d��finit et invariable pour pouvoir servir d’��talon aux autres valeurs d’��changes ?

 

Pour savoir, si une soci��t�� s’enrichit ou non, il faut donc avoir une marchandise dont la valeur  soit invariante dans le temps.

Pour Smith, l’or, l’argent et le bl�� ne peuvent pas ��tre de bon candidat (§9) car leur valeur peut varier. Si on exprime la valeur d’��change d’une marchandise en terme mon��taire, on ne peut pas savoir fondamentalement si la variation du prix est li��e �� un changement de la valeur intrins��que de la marchandise (prix r��el) ou si la variation du prix est li��e �� la variation du prix de la monnaie. En revanche le travail constitue une telle mesure de la valeur invariable (§11).

 

     Pourquoi le travail a cette particularit�� d’avoir une valeur invariable dans le temps?

 

Pour le travailleur des quantit��s ��gales de travail ont une valeur identique en tout temps et en tout lieu parce que le travail repr��sente toujours pour le travailleur le m��me sacrifice de repos, de loisir et de libert��.

Ex : une heure de travail en tout temps et en tout lieu quelque soit la production qui en r��sulte repr��sente toujours le m��me sacrifice pour le travailleur.

C’est l’abn��gation du repos et du loisir. Smith a r��pondu �� la premi��re question, �� l’issu de ce chapitre sur comment mesurer la valeur des choses et donc il y r��pond en d��veloppant une th��orie subjective du bien ��tre fond�� sur le travail :

    Plus le prix r��el d’un bien mesur�� en unit�� de salaire est ��lev��, plus sa valeur est grande et donc la Nation est d’autant plus riche que sa production total commande de travail et ce qui compte fondamentalement pour ��valu�� l’augmentation de bien ��tre d’une soci��t�� : c’est de savoir combien d’heure de peine et de souci repr��sente r��ellement la production et cette conception de la mesure du bien ��tre fond��e sur le travail repose sur le fait que pour Smith la valeur subjective d’une heure de travail ne varie pas dans le temps.

     Smith va passer au cot�� positif c'est-��-dire expliquer ce qui d��termine le prix relatif, ce qui d��termine la valeur d’��change.

 

     Qu’est ce qui d��termine la valeur d’��change d’une marchandise ?

 

    Pourquoi  une marchandise commande t’elle plus de travail qu’une autre ?

    (Chapitre 6 et 7)

      1. La d��termination de la valeur d’��change (chapitre 6 et 7) 
 

Ces chapitres pose le probl��me traditionnel de la th��orie de la valeur.

 

            Pourquoi les prix sont-il ce qu’ils sont ?

 

     Dans la conception de Smith �� un moment donn�� du temps, le prix du march�� ��tait d��termin�� par l’offre mais, au fur et �� mesure, que les ��l��ments de la demande et de l’offre se manifeste les mouvements quotidien du court terme du prix du march�� tendent �� s’aligner sur un niveau normal et naturel.

     Smith va faire la diff��rence entre un prix de march�� qui correspondrait �� un prix de court terme et un prix naturel qui correspondrait �� un prix de long terme (ou structurel).

Smith s’int��resse essentiellement �� la d��termination du prix �� long terme (naturel) qui sera d��velopp�� dans le chapitre 6.

     Ce chapitre va poser la th��orie de la valeur d’��change (de Smith) qui est construite sur l’opposition entre un ��tat primitif et un ��tat marchand, pour justifier son explication finale de ce qui constitue le prix r��el.

     Smith commence par construire un mod��le simple, une soci��t�� primitive dans laquelle un seul facteur de production est utilis�� pour produire les biens (la terre est libre et le capital n’existe pas).

(§1, 2, 3) Dans cette soci��t�� primitive, il y a une seule cat��gorie d’individus qui vivent de la chasse et de la p��che, la variable de r��partition est le salaire et tout le produit du travail appartient aux travailleurs. (§4)

     Dans cet ��tat primitif, la quantit�� incorpor��e dans la production d’un bien d��termine la valeur d’��change de ce bien c'est-��-dire la quantit�� de travail que ce bien peut commander.

Cet ��tat primitif de la soci��t�� pr��c��de l’accumulation des capitaux et l’appropriation de la terre. En revanche, d��s qu’il y aura des capitaux accumul��s, on passera dans la soci��t�� marchande. (§5)

     Ce qui fait la diff��rence entre l’��tat primitif de cette soci��t�� et la soci��t�� marchande c’est l’appropriation des capitaux et de la terre.

Dans cette soci��t�� marchande, on va avoir 3 cat��gories d’individus :

  • les travailleurs
  • les capitalistes
  • les propri��taires

Avec les trois variables de r��partitions :

  • les salaires
  • les profits
  • les rentes fonci��res

     A la diff��rence de cette soci��t�� primitive, dans la soci��t�� marchande toute la production du travail n’appartient pas aux travailleurs. Chaque cat��gorie d’individus a apport��e quelques choses �� la production d’un bien et doit en recevoir une r��mun��ration.

  Certains individus disposent de capitaux qui sont les mat��riaux n��cessaires �� la production de biens alors que d’autre n’en dispose pas.

Les 1ers vont faire l’avance de ces capitaux au 2��me pour qu’il puissent produire et en ce sens, le capitaliste contribue �� la production du bien et va donc recevoir une r��mun��ration.

Cons��quence : Dans cette soci��t�� marchande, la valeur d’��change d’un bien ne peut pas ��tre d��terminer par le travail pass�� �� sa production et donc la valeur d’un bien est la somme des r��mun��ration dû �� tous les facteurs utilis��s pour le fabriquer (§7) et il g��n��ralise cette approche �� la terre (§8).

     D��s qu’apparaît l’appropriation du sol, le consommateur d��pend du propri��taire du sol sur lequel il va chasser, produire,… en plus de d��pendre du capitaliste qui lui avance les fonds.

     Donc le point important est que dans une soci��t�� marchande caract��ris��e par l’appropriation du sol et de l’accumulation de capital, ce n’est pas le produit qui est partag�� en nature entre les travailleurs, les capitalistes, le propri��taire foncier mais c’est le prix du bien qui est reparti entre les 3 cat��gories d’individus avec un salaire pour le travailleur, un profit pour le capitaliste et une rente pour le propri��taire foncier.

 

     Pourquoi trois cat��gories dans la soci��t�� marchandes ?

 

     Smith r��pond qu’il y a 3 cat��gories diff��rentes d’individus car il y a trois lois distinctes qui caract��risent les variables de r��partition.

     L’��l��ment essentiel est que le profit et les rentes ne sont pas des r��mun��rations sous une forme diff��rente du travail du capitaliste ou du propri��taire foncier.

Le salaire est la r��mun��ration du travail des ouvriers et Smith doit montrer que le profit et la rente ne sont pas la r��mun��ration de leur travail respectif.

(§6) Smith s’occupe des profits. Le profit n’est pas la r��mun��ration d’un travail d’inspection ou d’organisation. Il d��pend de la valeur du capital engag�� et est ind��pendant du travail fournit.

     Il d��veloppe ��galement le point de la rente (§8) et va affirmer que la rente n’est pas la r��mun��ration d’un travail quelconque.

     La rente est d��termin��e par Smith comme ind��pendante de toute quantit�� de travail employ��. En fait, le propri��taire foncier du fait qu’il poss��de cette terre a un monopole sur cette terre et la rente est un r��sultat de ce monopole.

     La rente est constitu��e comme un ��l��ment �� part et est un 3��me ��l��ment de prix des marchandises diff��rentes du salaire et du profit.

     Le prix r��el des marchandises pi se r��partit donc entre le travailleur sous la forme d’un salaire wi, le capitaliste sous la forme de profit πi et le propri��taire foncier sous la forme de rentes Ri (§10).

Cependant, pour que la logique du chapitre 5 soit respect��e, il faut que la rente et le profit qui ne peuvent pas ��tre assimil��s �� un salaire puissent ��tre mesur��s en travail (§9).

Autrement dit, le profit et la rente en tant que pouvoir de disposition de bien peuvent ��tre mesur��es en travail car ils constituent des richesses permettant d’acheter des biens produits par le travail.

Il y a coh��rence avec les raisonnements que Smith a ��tablit au chapitre 5.

Ce qui d��termine la valeur d’��change des parties d’un bien, c’est le travail que chacune de ces parties peuvent commander.

(§14) Il g��n��ralise ce raisonnement �� l’��chelle de la Nation. Au niveau de la Nation, la somme totale de la production d’un pays (revenu annuel) se d��compose au niveau macro��conomique �� la somme des salaires, des profits et des rentes.

    1. Prix de march�� et prix naturel : le ph��nom��ne de gravitation (chapitre 7) 

 

Le chapitre 7 se concentre sur la relation du prix naturel et de march�� par le ph��nom��ne de gravitation. On peut synth��tiser son raisonnement comme suit :

 

MARCHE            Prix nominal    chapitre 7            | Prix de

        • non satisfaisant                | march��

----------------------------------------------------------------------------------------------

MARCHE    Prix r��el (chap5)          Prix naturel   Demande 
DE LA    salaires, profits et     = profit+salaire+   effective 
PRODUCTION  rentes (chap6)   rentes au taux naturel

 

Dans le chapitre 5 : il a consid��r�� d’aborder son analyse par le prix nominal pour en conclure que ce n’��tait pas satisfaisant. Donc, il va s’int��resser ensuite au prix r��el dans le march�� de la production o�� le prix r��el est mesur�� en travail.

Dans le chapitre 6 : la valeur d’��change se d��compose en profit, en salaire et en rente.

Dans le chapitre 7 : Il distingue un prix naturel et le but est d’expliquer le syst��me du march�� et il va relier dans ce chapitre, le prix naturel et le prix de march�� et montrera que c’est la demande effective qui d��termine ce niveau des prix. Il d��finit que le prix naturel augmente la somme du salaire, du profit et de la rente �� leur taux naturel. On peut dire en quelque sorte que le prix naturel est un cas particulier du prix r��el. (§1, 2, 3)

     Il y a deux ��l��ments qui d��terminent ce taux naturel, l’��tat g��n��ral de la richesse de la soci��t�� et la nature particuli��re de chaque emploi. (§3)

     Smith s’int��resse aux lois fondamentales du fonctionnement de l’��conomie de march�� et non aux circonstances qui affectent les march��s.

     Pour qu’une marchandise, soit pr��sente sur le march��, il faut qu’elle soit produite et donc que les diff��rentes classes qui tire un revenu de cette production obtiennent dans les conditions normales le revenu qu’ils en attendent, si ce n’est pas le cas, la production de la marchandise disparaît et donc avec elle l’��change et le prix.

     Smith appelle ces conditions normales : l’��tat naturel de la soci��t�� qui se caract��rise par un taux moyen ou ordinaire auquel on r��mun��re normalement le travail, le capital et la propri��t�� fonci��re. (§4)

     Le prix naturel d’une marchandise est donc la somme du salaire, du profit et de la rente �� leur taux naturel.

 

      Qu’est ce qui d��termine le taux de salaire, de profit et de rente naturel ?

 

     Smith ne r��pond pas vraiment �� cette question mais donne quelques ��l��ments de r��ponse (mais pas dans ce chapitre).

(Chapitre 8) A propos du salaire, pour Smith �� court terme le salaire est d��termin�� par la confrontation entre l’offre et la demande de travail c'est-��-dire pour Smith l’offre de travail est la force de travail de la nation.

La demande de travail est constitu��e par le capital avanc�� dans la production.

     A long terme, Smith consid��re que ce qui d��termine les salaires �� leurs taux naturel c’est la th��orie du minimum vital : c’est le salaire de subsistance qui permet de reproduire la classe ouvri��re �� l’identique. (§5)

(Chapitre 9) Par rapport au profit, Smith fait la distinction entre le profit et la r��mun��ration d’un travail d’organisation quelconque mais ne dit pas grand chose sur ce qui d��termine le taux de profit naturel hormis le fait que pour lui le profit naturel est constitu�� par un profit raisonnable (§5).

     Enfin, la rente �� son taux naturel n’est pas vraiment explicit��e dans le chapitre 10. La rente est trait��e comme un surplus li��e �� un droit de monopole mais Smith n’approfondis pas ce point.

     C’est une limite tr��s claire de l’analyse de Smith, une th��orie de la valeur fond��e sur le coût de production mais cette th��orie de la valeur est n��cessairement limit��e si elle n’inclut pas d’explication sur la façon dont est d��termin�� le coût des facteurs de production. De ce point de vue, Smith a des difficult��s pour propos��s une th��orie vraiment coh��rente des salaires, des profits et des rentes et en ce sens Smith n’a pas vraiment de th��orie de la valeur (c’est ce que Ricardo essaiera de d��termin��).

     L’enjeu principal du chapitre 7 est d’expliciter le syst��me de prix des march��s, pour cela Smith doit revenir de la sph��re de production �� la sph��re de marchandise. C’est ce qu’il va d’ailleurs faire dans la suite du chapitre, il va d��finir ce qu’est le prix du march��. (§7)

     Smith a ��cart�� le prix nominal comme mesure de la valeur d’��change mais il doit en m��me temps expliquer le prix de march��.

     Il doit faire le lien entre le prix de march�� et le prix naturel sinon sa construction th��orique du prix r��el est en quelque sorte vide de sens.

     C’est ce qu’on appelle le ph��nom��ne de gravitation.

      Le prix auquel la marchandise est effectivement vendue : le prix de march��, peut s’��carter du prix naturel puisqu’il est gouvern�� par des lois diff��rentes.

Smith va n��anmoins montrer que ce prix de march�� tend �� ce ramener �� son prix naturel.

Le prix de march�� gravite autour du prix naturel (§14). C’est donc le prix naturel de la marchandise qu’il est fondamental d’analyser puisqu’il gouverne le fonctionnement de la soci��t��.

Ce prix naturel d��coule des lois de production ce qui explique l’absence de la demande �� ce stade du raisonnement.

Il faut maintenant que Smith explique deux choses :

    - ce qui d��termine �� tout instant le prix de march�� c’est la loi de l’offre et de la      demande.

      - Comment et pourquoi se prix de march�� gravite t’il autour du prix naturel ?

      1. D��termination du prix de march�� 
 

      Pour Smith, le prix de march�� va ��tre d��termin�� par l’offre et la demande (§7). Une th��orie de l’offre et de la demande est donc n��cessaire pour expliquer la d��termination du prix de march��. C’est pour cela que Smith va se baser sur cette loi pour montrer que la concurrence entre les offreurs et les demandeurs explique la gravitation du prix de march�� autour du prix naturel.

      C’est par le concept de demande effective que Smith fait le lien entre le prix de march�� et le prix naturel et donne deux d��finitions de la demande effective :

      C’est �� la fois la demande de ceux qui sont pr��t �� payer le prix naturel d’une marchandise et aussi la demande capable d’attirer la marchandise au march��.

      Smith fait la distinction entre cette demande effective et la demande absolu. La demande effective est d��finie comme la force qui intervient avec l’offre  pour d��terminer le prix de march�� et comme la demande reli��e au prix naturel en tant que demande de ceux qui sont pr��t �� payer les marchandises �� leurs prix naturel.

      Ce point est crucial puisque Smith a r��ussi a li�� les deux concepts de prix de march�� et de prix naturel par la demande effective. Il a ainsi d��finit le prix naturel comme le prix de march�� d’��quilibre entre l’offre et la demande effective. (§10)

      1. Ph��nom��ne de gravitation  
 

Il y a trois cas de figures possibles :

    1. L’offre est ��gale �� la demande effective
    2. L’offre est sup��rieure �� la demande effective
    3. L’offre est inf��rieure �� la demande effective

      Quand l’offre est ��gale �� la demande effective, on a que le prix de march�� =prix naturel.

      Supposons le cas o�� l’offre est sup��rieure �� la demande effective (§9). Dans ce cas l��, il y a concurrence entre les vendeurs qui ne peuvent pas ��couler toutes leurs marchandises au prix naturel car �� ce prix l��, la quantit�� demand��e est trop faible par rapport �� leur offre.

      Ils vont donc proposer les marchandises �� un prix plus faible pour essayer de trouver de nouveaux acheteurs.

      Cependant, la vente ne se fera qu’�� un prix unique et comme l’offre est sup��rieure �� la demande, les demandeurs savent que certains offreurs vont baisser leur prix et vont donc attendre.

      Les offreurs vont tous vendre �� un prix plus bas que le prix naturel car certains individus qui ��taient non demandeurs pour le prix naturel vont devenir consommateur apr��s la baisse du prix.

      Le prix de march�� va donc s’��tablir tel que l’offre pour ce prix est ��gale �� la demande pour ce prix plus bas que le prix naturel.

 

      Quand on s’��carte du prix naturel comment revient t’on au prix naturel ?

 

(§12) Si le prix de march�� est inf��rieur au prix naturel c’est donc qu’il y a au moins une de ces deux composantes du prix qui est r��mun��r�� �� un niveau inf��rieur �� son taux naturel.

      L’analyse se d��porte du prix de la marchandise �� celle de la r��partition entre profit, salaire et rente.

      Le processus d’ajustement chez Smith repose sur la mobilit�� des facteurs de production des branches o�� le taux de profit est inf��rieur au taux naturel vers les branches o�� il est sup��rieur ou ��gal au taux naturel.

Principe : Un jour de march�� le producteur i constate le taux de profit qu’il a r��alis�� et le compare au taux de profit naturel (normal) ou m��me raisonnable de l’��conomie.

      Si le profit r��alis�� est inf��rieur au profit naturel le capitaliste va d��placer son capital vers une autre branche et par cons��quent la quantit�� produite de bien i sera plus faible les jours suivants.

      Si la demande effective n’a pas chang��e, le prix de march�� du bien i va augmenter et avec lui le taux de profit r��alis��.

      Intuitivement, on voit bien que le taux de profit sur les diff��rents march��s vont se rapprocher entre eux et au taux naturel mais cette stabilit�� du processus d’ajustement n��cessite des conditions pr��cises que Smith n’��tablit pas vraiment.

      Smith se rend compte que la concurrence, en tant que rivalit��, prive les protagonistes sur le march��, de la possibilit�� d’influencer les prix et que plus il y a de vendeurs moins les coalitions ne sont possibles.

      Dans ce chapitre, Smith mentionne le grand nombre de vendeurs, l’information parfaite et la parfaite mobilit�� des ressources comme condition n��cessaire �� la concurrence.

      Finalement, seul l’homog��n��it�� de profit manque pour avoir une d��finition de la concurrence pure et parfaite tel qu’on l’a aujourd’hui.

  1. Les conditions de la croissance. (Livre II) 
     
        1. Le rôle de l’��pargne dans l’accumulation de capital (chapitre 3)

 

      Il introduit dans ce chapitre, la distinction entre le travail productif et le travail non productif qui sont les concepts les plus critiqu��s dans l’histoire ou doctrines ��conomiques.  Le contenu du chapitre est donc cette distinction qui ne peut pas ��tre comprise ind��pendamment du jugement de la valeur de Smith selon lequel le taux d’investissement doit ��tre le plus ��lev�� possible.

      En cons��quence de cette analyse, Smith va alors faire la distinction entre l’activit�� qui sert au besoin des m��nages m��me si cela apparaît « d��pass�� » le message de Smith est pourtant tr��s clair.

      Dans un pays pauvre en capital, l’usage improductif de l’��pargne affect�� �� la demande de bien de luxe constitue un frein au d��veloppement ��conomique aussi grand que l’insuffisance d’��pargne elle-m��me.

      Le message de Smith, c’est que l’��pargne doit ��tre affect��e �� des ��quipements, des secteurs techniques productifs qui sont g��n��rateurs de revenus.

      1. Du travail productif et du travail non productif 
 

      L’augmentation de productivit�� du travail provient de l’apparition et du d��veloppement de la division du travail.

      L’accumulation initiale du capital (appel�� fond de subsistance par Smith) est un pr��alable de la division du travail qui est elle-m��me la source de l’augmentation de la productivit�� du travail.

Deux circonstances qui d��termine la richesse des nations :

  • Division du travail
  • proportion du travail productif et non productif

      C’est le deuxi��me ��l��ment de la richesse des nations qui est la part entre le travail productif et non productif.

(Chapitre 3, §1) Le travail productif est celui qui ajoute de la valeur sur l’objet sur lequel il s’exerce.

      Le travail se fixe sur un objet qui dure suffisamment de temps pour ��tre ��chang��.

      Le travail non productif c’est un travail qui n’ajoute pas de valeur et qui ne se fixe pas sur un objet durable susceptible d’��tre ��chang��, il ne se mat��rialise pas et donc il y a l’id��e de tous ce qui est service.

(Chapitre 1) La d��finition du capital comme pr��alable �� son analyse, Smith pose que le capital est le fond de subsistance.

      Les capitaux n’ont pas d’autre but et de destination que d’entretenir et d’augmenter le fond de consommation car c’est ce qui nourri, loge, et habille le peuple.

      Smith appelle donc fond accumul�� ou fond de capital l’ensemble de ce que les individus poss��dent en argent ou en marchandises. À partir de ces fonds, chaque individu d��cide soit de les consomm��s et dans ce cas l��, il n’en tire aucun revenu ou soit de les utiliser comme capital dans la perceptive d’obtenir un revenu, un profit par cette utilisation (chapitre 3, §6).

      Le capital c’est uniquement la partie des fonds accumul��s associ��s au travail productif.

      Il n’ y a pas de th��saurisation chez Smith car soit on consomme les fonds accumul��s soit on les utilisent comme capital mais il n’ y a pas d’autre alternative.

      Les fonds d��tenus sous forme de monnaie ne sont pas th��sauris��s car la monnaie n’est qu’une unit�� de compte et de transaction (on ne la garde pas).

      Pour r��sumer, le travail productif pay�� par le capital est celui qui produit des marchandises et les ventes de ces marchandises permettent de reproduire la valeur de ce capital avec ��ventuellement un profit.

      Parall��lement, le travail productif fournit des services qui sont directement consomm��, il est pay�� par les revenus mais il ne produit pas sa valeur.

      C’est donc par tous les processus de production que le travail productif s’exprime et donc de l’activit�� des travailleurs productifs que provient le revenu du capital.

      Chez Smith, le capital est donc l’ensemble des avances n��cessaires �� la mise en œuvre du travail productif et ses avances comprennent aussi les salaires des travailleurs productifs.

      De mani��re similaire, au niveau de la nation la partie du produit annuel est issue de l’activit�� du travail productif et de la production des terres.

      Cette partie du produit annuel qui n’est pas amen�� �� remplacer le capital va former des revenus sous forme de profit pour le capitaliste et de rente pour le propri��taire foncier.

      Ces revenus peuvent diff��remment entretenir soit le travail productif, soit le travail non productif et comme c’est le travail productif qui produit la richesse, la quantit�� de ses revenus consacr��es au travail productif conditionne l’augmentation de la richesse des nations.

 
 
 
 
 
 
 

      Partie utilis��e            entretien du travail

                               �� l’entretien du capital                         productif

Produit

       annuel

 travail productif

 Partie formant un revenu

                                   un profit, une rente

Issue du travail                                                                          travail non productif

la terre  ||

productif et de consommation 

      1. Du rôle de l’��pargne dans ce sch��ma 
 

(Chapitre 3, Livre II) Si on reprend l’emploi du travailleur productif dans une p��riode, il r��sulte du surplus investible dans la production pr��c��dente dans la p��riode suivante.

Cela met en ��vidence l’importance de la part du travail productif.

      L’id��e ��tant que comme seul le travail productif permet la production de bien durable, seul le travail productif se mat��rialise par la formation ou l’accumulation de capital et donc c’est lui qui contribue �� la production future.

      Cette th��orie du travail productif implique alors une th��orie de l’accumulation de capital et de la croissance.

      Smith d��veloppe ensuite cette analyse en pr��cisant ce qui d��termine cet arbitrage entre le travail productif et le travail non productif (§8-9).

      C’est l�� que Smith pose que l’��pargne est la source de l’accumulation de capital et est donc le moteur de la croissance. Le statut de l’��pargne dans l’accumulation de capital s’explique de la mani��re suivante (qui est une cons��quence de l’analyse pr��c��dente) l’analyse de Smith montre que l’emploi du travailleur non productif est assimilable �� une consommation du fait de son caract��re transitoire et non transmissible.

      Ce qui emploi leur surplus ou leur revenu �� entretenir les travailleurs non productif consomme ce surplus et diminue la quantit�� de capital qu’il pourrait form�� si au contraire il d��cidait d’��pargner ce surplus.

      C’est l’��pargne qui est le moteur de la croissance. L’��pargne est vue comme une vertu alors que Smith condamne la prodigalit��.

      La cons��quence d’avoir une soci��t�� fond��e sur l’��pargne est que l’��pargne permet plus d’accumulation de capital et donc plus une ��conomie consomme une part importante de ces revenus �� l’accumulation de capital par l’��pargne, plus la proportion de travail productif va ��tre grande et plus la richesse future sera augment��.

      Pour Smith, l’��pargne n’est pas nuisible, elle est, au contraire, indispensable �� la croissance ��conomique. Il va approfondir l’importance de l’��pargne et montrer que l’��pargne est un investissement.

      1. Identit�� entre l’��pargne et l’investissement 
         
         
 

(§12) D’apr��s Smith, la partie des revenus qui est non consomm�� imm��diatement en travail non productif c'est-��-dire la partie des revenus qui va entretenir le travail non productif et l’��pargne constitue un investissement.

      Autrement dit, Smith montre qu’il y a identit�� entre ��pargne et investissement, il n’y a pas de th��saurisation de l’��pargne comme de l’investissement.

      Donc Smith met en avant l’��pargne comme cause de l’accumulation de capital et en cela, il s’oppose �� l’id��e que la consommation ou la prodigalit�� sont le moteur de la prosp��rit��.

      Pour r��sum��, ce qui est ��pargn�� est investit et de par la m��me n’est pas consomm�� mais Smith consid��re que cet investissement se r��sout en paiement de revenu en travail productif.   

      Donc, c’est l’��pargne en tant que d��pense faite en avance du travail productif qui constitue le moteur de l’accumulation du capital et non pas les d��penses de consommation au sens de Smith c'est-��-dire la consommation du travail non productif.

      Donc pour Smith, l’augmentation de l’��pargne ne r��duit pas la demande. Si un individu r��duit ces d��penses de consommation c'est-��-dire en travail non productif et ��pargne davantage ce qui n’est plus consomm�� par les travailleurs improductifs mais en plus, il y a dans ce choix l’augmentation de la production et du capital.

 

      Quelle est la cause de l’��pargne ?

 

      La cause de l’��pargne chez Smith rel��ve de penchant naturel humain qui sont inn�� et fondamentalement la cause de l’��pargne est li��e au d��sir de chaque individus d’am��liorer son sort.

      1. Conclusion 
 

      Dans l’optique de Smith, la dynamique de la croissance peut se d��velopper de façon cumulative.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

                     Penchant naturel de l’homme �� ��changer  

                    Division du travail                                                                               productivit�� du travail

                                                                                       (2)    

 Accumulation

 stock de          (4)

 capital (1)

                                           

 

 Ens. des avances �� la mise en œuvre   nombre de travailleurs (5)

 Capital des fonds            du travail productif                           productif                                    Revenu

 accumul��s                                               (3)        

               (7)

 L’��pargne augmente                                                                                       (6)

 les fonds destin��

 �� l’utilisation de travailleurs                                               travail

                                                                                                                    Epargne                                                     productif

                      partie non consomm�� employ��e comme capital

      en augmentation du travail productif et condition

      d’accumulation de capital

 

La relation (1) : traduit l’effet positif de l’accumulation de capital sur la division du travail et donc par,

La relation (2) : traduit l’effet, compte tenu du penchant naturel des hommes �� ��changer,        sur la productivit�� du travail.

                 De plus, l’accumulation du capital va servir �� augmenter le nombre de         travailleurs productif par la relation (3).

La relation (4) : traduit l’augmentation de la productivit�� du travail en r��duisant le coût de         production et l’augmentation du nombre de travailleurs productifs.

La relation (4) et (5) : ces deux ��l��ments contribuent �� l’augmentation du revenu.

                        Ce revenu s’il est consacr�� �� du travail non productif est consomm��          donc perdu mais s’il est consacr�� �� l’��pargne il constitue la partie           non consomm��.

      C’est donc de l’��pargne que d��pend la poursuite de l’accumulation du capital qui est la source du revenu et ainsi de suite….

      L’��pargne dans cette optique ne constitue pas une r��duction de la demande puisque l’��pargne est fondamentalement de l’investissement qui est la condition m��me de la poursuite de l’accumulation de capital et donc de la poursuite de l’augmentation de la richesse.

      Smith pr��sente un sch��ma th��orique g��n��ral o�� le d��veloppement de la croissance apparaît donc comme pouvant ��tre largement cumulative c'est-��-dire pouvant se reproduire �� l’infini.

      N��anmoins et de façon contradictoire, il indique que la croissance ��conomique peut connaître des limites du fait de la limitation de la taille du march��.

      Dans la mesure o�� c’est l’��change qui permet la division du travail, la limitation de l’��tendu du march�� induit du coup une limite �� l’accumulation du capital ce qui conduit Smith �� retirer les bienfaits qu’une nation peut retirer du commerce ext��rieur.

        1. La main invisible et les gains li��s au commerce 
           
 

La d��monstration de Smith des gains au libre ��change se fait en deux temps :

  • il s’int��resse d’abord la parabole de la main invisible.
  • Il en d��duit alors l’int��r��t qu’une nation peut trouver au libre ��change de marchandises.

      Dans ce chapitre, Smith montre que l’��change est la source du bien ��tre et de la richesse de la nation et surtout que la soci��t�� atteint cette fin d’elle-m��me c'est-��-dire que c’est en laissant les individus libre d’orienter leur activit�� selon leurs propres int��r��ts qu’on assure alors n��cessairement l’int��r��t de la soci��t�� toute enti��re.

      1. La parabole de la main invisible 
 

      Smith s’int��resse ici au probl��me de l’allocation des capitaux et sur ce th��me il introduit le concept de la « main invisible » et avec ce concept s’il s’oppose au mercantiliste dans lequel le rôle de l’��tat est d’orienter l’affectation des capitaux par le droit de douane, taxes….

      Dans ce paragraphe, Smith explique la condition de mise des monopoles, il reconnaît ensuite que cette politique protectionniste peut entraîner certains avantages pour certaines cat��gories qui sont prot��g��es par le monopole (§3).

      Mais Smith se pose la question du point de vue de la nation dans son int��gralit��.

 

      Est-ce que la nation dans son entier en b��n��ficie ? (§3)

 

      Smith r��pond par la n��gative, pour Smith l’��tat ne peut pas allouer efficacement les capitaux, c’est la recherche individuelle du gain qui garantit au mieux l’enrichissement nationale.

(Chapitre 1) C’est la parabole de la main invisible (§9). Cette main invisible a une double importance, au travers du mot « main », l’��change oriente les activit��s humaines de façon efficace dans le sens o�� l’on peut pas mieux faire et avec ce mot « invisible » : l’��change respecte la libert�� des individus et il utilise m��me cette libert�� pour favoriser le bien ��tre commun.

      On trouve chez Smith, l’id��e que la soci��t�� marchande capitaliste est la soci��t�� de libert�� par excellence et par la m��me occasion la plus efficace.

      Par la parabole de la main invisible, Smith tente d’expliquer comment les individus en cherchant �� am��liorer leur propre sort et uniquement motiv�� par leur propre int��r��t et contribue sans le savoir �� l’am��lioration collective.

      La main invisible est une m��taphore de l’harmonie entre int��r��t particulier des individus et de l’int��r��t g��n��ral et cette harmonie a un int��r��t g��n��ral et spontan��.

      L’hypoth��se sous jacente est que l’int��r��t g��n��ral n’est rien d’autre que la somme des int��r��ts individuels qui compose la soci��t��, donc tout homme livr�� �� lui-m��me cherche �� maximiser sa propre richesse. Par cons��quent, tout les hommes c'est-��-dire la soci��t�� enti��re si il ne sont pas freiner par leur choix maximise la richesse de la nation.

      Il faut nuancer pourtant une remarque de nuance, Smith est d��fenseur du libre ��change mais il admet ��galement les mesures protectionnistes dans certains cas notamment pour les industries naissante et en mesure de repr��sailles contre les mesures protectionnistes de certains pays.

      1. Les gains du libre ��change. 
 

      Dans ces chapitre, on trouve une condition n��cessaire pour que la main invisible puissent agir, il faut que les individus soit libre d’agir selon leur penchant naturel.

      Smith est favorable �� ce qu’il appelle le syst��me simple de la libert�� individuelle et les pouvoirs publics ne doivent pas intervenir sur la mani��re dont les individus agissent.

      Toutes interventions sur la mani��re dont les individus agissent est une entrave �� la libert�� individuelle et donc �� l’int��r��t de la nation.

 

    Quels sont les fondements de la sup��riorit�� de la libert�� des individus sur l’autorit�� de l’��tat dans l’allocation du capital ?

 

      Les individus vont naturellement, ils sont libre de leurs choix, investir leur capital dans l’industrie national plutôt que dans le commerce avec l’��tranger.

      Ceci tient pour Smith �� un autre penchant naturel de l’homme li��  �� l’aversion pour le risque c'est-��-dire que par cette aversion pour le risque, ils vont pr��f��rer investir dans l’industrie nationale. Donc forcer ne sert �� rien puisqu’il s’y oriente naturellement (§6 chapitre 2)

      N��anmoins, si malgr�� cette aversion pour le risque, il d��cide d’aller investir ailleurs la meilleure chose est de le laisser faire (§11-12).

      La conclusion de Smith, c’est qu’il ne faut pas chercher �� freiner les importations de marchandises susceptible d’��tre produite par l’industrie nationale car si en apparence on favorise l’industrie nationale, on oriente en fait le capital de mani��re autoritaire et artificielle.

      Or, pour Smith, il y a un ordre naturel de l’emploi du capital et il suffit de laisser les individus investir librement l�� o�� il le souhaite pour que l’ordre naturel se r��alise. En effet, l’individu parce qu’il recherche son propre int��r��t sait mieux que n’importe qui et en particulier que l’��tat o�� il doit investir son capital pour qu’il rapporte un rendement ��lev�� : mettre des barri��res �� l’importation est inutile voire m��me nuisible.

      Dans la suite du chapitre 7, il va montrer qu’il y a bien un gain au libre ��change et m��me au commerce.


 

 

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